21.06.2011

http://www.avaaz.org/fr/

Il y a seulement quelques jours, 2 choses étaient bien différentes -- la remise en question de la "guerre mondiale contre la drogue" faisait l'objet d'un grand tabou dans les milieux gouvernementaux, et la Formule 1 allait maintenir son Grand Prix à Bahreïn malgré la violente répression à l'encontre de manifestants pro-démocratie pacifiques. 

Puis notre mouvement s'en est mêlé. 

En l'espace de 72 heures, plus d'1 million d'entre nous ont rejoint ces deux campagnes, et nous avons gagné! L'association Formula 1, sous l'effet d'une forte pression, est revenue sur sa décision d'organiser la course à Bahreïn! Et le Secrétaire général de l'ONU a décidé de créer un nouveau groupe de travail sur la drogue, tandis que les dirigeants mondiaux débutent un nouveau débat historique sur la décriminalisation!

Avaaz Banner

Le pouvoir citoyen fonctionne. Nous le voyons de plus en plus partout dans le monde. Voici deux histoires qui montrent comment ça marche...

Victoire à Bahreïn, régime brutal! 

Le violent régime de Bahreïn tire à balles réelles sur des manifestants pacifiques, et détient les infirmières et médecins qui les soignent, mais veut faire croire au monde que tout est normal. Ses dirigeants ont donc travaillé dur pour faire revenir le prestigieux Grand Prix de Formule 1 dans le pays. Puis, à 48 heures de la décision finale de l'association Formula 1, Bahreïn a demandé de l'aide aux Etats-Unis et Avaaz a démarré!

Bahrain flag campaign image
En deux jours, presque 500 000 membres d'Avaaz ont rejoint la campagne et ensemble, nous avons laissé plus de 20 000 messages sur les pages Facebook et Twitter des équipes de F1. L'équipe d'Avaaz a contacté le pilote légendaire Damon Hill, qui a ajouté sa voix à la campagne. L'attention des médias s'est accrue.

Mais les patrons de la F1 ont alors décidé de maintenir la course. La campagne d'Avaaz a été citée dans des milliers d'articles dans le monde entier (New York TimesLe MondeAFPReuters,ESPN) et nos porte-parole ont été interviewés sur CNN (image à droite), BBC et de nombreuses autres grandes chaînes.

Puis, Avaaz s'est procuré un rapport interne rédigé par les dirigeants de la F1 qui concluait de façon scandaleuse qu'il n'y avait "pas de violations des droits humains" à Bahreïn -- il s'est avéré que le vice-président de la F1 s'est contenté de parler au gouvernement et de visiter un supermarché! Nous avons aussitôt publié notre réaction qui a déclenché une tempête médiatique et finalement... les équipes de F1 ont annoncé être opposées à l'unanimité à la tenue de la course à Bahreïn, forçant l'association Formula 1 à annuler la course à Bahreïn en 2011!
CNN interview
Cliquez pour accéder à l'interview de Ricken Patel d'Avaaz sur CNN (en anglais)


Victoire sur la "guerre contre la drogue"! 

La guerre contre la drogue a coûté des milliards en impôts, a entraîné le transfert de trillions d'euros sur le crime organisé, a coûté d'innombrables vies, et n'a produit aucun résultat.

Pourtant, depuis des décennies, tout débat sur la possibilité de mettre fin à la guerre contre la drogue a été rejeté. Dans les cercles officiels, il est "tabou" de parler de la régulation publique ou de la décriminalisation - certains ont même perdu leur emploi après avoir évoqué le sujet.

Puis un groupe d'anciens présidents ont formé la Commission Mondiale sur les Drogues pour appelé à une réforme ambitieuse. Ils ont fait face à un problème: les politiciens affirmaient ne pouvoir agir car l'opinion publique ne soutiendrait aucun changement! Avaaz a alors rejoint ce combat.

Press conference image

Nous avons lancé la campagne et en une semaine, notre communauté a prouvé que les politiciens avaient tort, plus de 600 000 membres d'Avaaz réclamant la fin de la guerre contre la drogue. Les anciens présidents et le milliardaire Richard Branson ont convoqué une conférence de presse et présenté leur rapport d'experts préconisant une réforme, tout en recevant la pétition d'Avaaz -- et la réaction a été incroyable! Plus de 2 000 articles de presse ont été publiés (APIPSThe Guardian), la quasi-totalité d'entre eux étaient favorables !! Le tabou était brisé...

Lors d'une réunion stratégique cet après-midi-là, les anciens présidents n'ont cessé de se tourner vers notre communauté pour que l'on aide à faire progresser la campagne, en soulignant que seule une pression populaire pourrait générer la volonté politique d'agir.

Le lendemain, la Commission mondiale et Avaaz ont rencontré le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. En 30 minutes de discussion, la pétition d'Avaaz a été présentée et citée à plusieurs reprises comme preuve que l'opinion publique demande la fin de cette guerre. Ban Ki-moon a réagi en indiquant qu'il acceptait cette conclusion et qu'il décidait de créer un groupe de travail qui étudierait de nouvelles solutions pour remédier au problème de la drogue! Un vrai débat, dont nous avions cruellement besoin, a enfin commencé ...

Press conference image

Merci infiniment à toutes et tous 

Ces deux histoires se sont déroulées au même moment, et ne sont que deux parmi beaucoup, beaucoup d'autres. Consultez ici le compte rendu d'Avaaz d'avril. Et au cours des deux semaines où ces campagnes ont eu lieu, Avaaz a aussi joué un rôle crucial pour briser le black-out de la couverture médiatique internationale de la répression syrienne. Notre réseau de courageux journalistes citoyens en Syrie, financé par les dons à Avaaz, est l'une des seules sources d'information pour les médias du monde entier sur le cauchemar qui s'y déroule.

Tout cela n'est possible que par la participation de beaucoup d'entre aux campagnes d'Avaaz avec tant d'espoir, d'énergie et de sagacité - en signant et diffusant les pétitions à nos amis, en faisant des dons, en passant des appels téléphoniques ou en postant des messages. Un grand merci et nos félicitations à tous ceux qui ont contribué!!

Quand Avaaz a débuté, nous étions des milliers, et parfois nous remportions des victoires. Désormais, nous sommes près de 10 millions et nous gagnons la plupart du temps ! Si nous continuons de croire les uns aux autres et au changement, alors il semble que tout soit possible...

Avec une immense gratitude envers cette merveilleuse communauté,

Ricken, Alice, Maria Paz, Emma, Saloni, Brianna et toute l'équipe d'Avaaz

 
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12.05.2011

Ouverture du placard brûle à Toulouse ce samedi 14 mai!!!

afficheplacardléger.jpegLa petite biblio-fanzinothèque féministe transpédégouine "Le Placard Brûle" est enfin prête à ouvrir ses portes.
Pour fêter ça, nous vous invitons à une kermesse tea-party le samedi 14
mai à partir de 15 heures au TDB, 89 ter rue de Fenouillet à Toulouse
(métro Barrière de Paris), en non-mixité (ou mixité choisie) femmes et
transpédégouines.

Vous pouvez venir manger des gâteaux, écouter des vinyls et des lectures
de textes, jouer à des jeux et gagner des cadeaux, lire des brochures et
des fanzines, regarder des courts-métrages...

A samedi !

03.05.2011

Pendant que vous dormez... Le recueil de nouvelles sur les femmes zombies bientôt chez toi!

Salut,

Il y a presque 2 ans, après constat d'une littérature pauvre sur le sujet, nous nous lancions dans le projet d'un recueil de nouvelles sur la thématique des zombies et plus particulièrement celles des femmes zombies !!! Projet auto-financé et bénévole, il nous a fallu un certain temps  - ben oui accoucher d'une flopée de zombies c'est un processus très très lent - avant de pouvoir arriver à la maquette finale, car ce n'est pas seulement un livre : il comporte aussi une jaquette sérigraphiée, un porte-folio de photos et un cd de morceaux composés spécialement pour les nouvelles !

Aujourd'hui, nous sommes fières de vous annoncer que le recueil sera prêt en juin 2011 : il coûte 13€ pièce et sera édité en série limitée à 200 exemplaires. Onze auteurEs, onze illustrateurICEs, une musicienne-compositrice-interprète et une photographe à découvrir en exclusivité !
Dépêchez vous de le commander avant qu'il soit épuisé, car il n'y en aura pas pour tout le monde ! Vous pouvez réserver le vôtre en le commandant sur le site internet, sur lequel vous trouverez des informations sur toutEs les participantEs au projet !

Une soirée de lancement aura lieu courant juin à Toulouse. Date, lieu et contenu seront bientôt en ligne sur le même site.

Rendez-vous dès à présent sur :


http://pendantquevousdormez.jimdo.com

A bientôt!

La Pétroleuse et djuls

20.04.2011

Communiqué du groupe des LOCs à propos de l'affiche de la marche des fiertés 2011

BASTA, le racisme et la xénophobie au nom de la lutte contre l’homophobie !

12 avril 2011

Nous LOCs – Lesbiennes of Color  – dénonçons le caractère raciste et pétainiste de l’affiche de la Marche des fiertés cuvée 2011.      

 

Nous LOCs exigeons son retrait immédiat !

 

Sur cette affiche trône un coq symbole d'une France « aux origines paysannes, fière, opiniâtre, courageuse et féconde » jadis maxime de Vichy et reprise par les franchouillards du gouvernement actuel adeptes du discours identitaire. Le seul animal capable de chanter  les pattes  dans la merde...  bien à l'image de la rance d'aujourd'hui !!!

 

Avec ce coq, les gays organisateurs se vantent : « …l’intérêt, c’est d’interpeler le public beaucoup plus largement que le public LGBT ou associatif » de l’avis de Nicolas Gouguain, porte-parole de l’Inter-LGBT qui organise la marche. Comment osent-ils croire que le public, largement, se retrouvera derrière un symbole propre à mobiliser qu'une seule frange de la population où une seule et unique identité serait donc représentée, représentable ?

 

Communauté, dont on attend qu'elle soit vigilante aux questions de diversité et d’altérité ! Comment accepter dans le contexte de surenchère électoraliste xénophobe, pré-fasciste, illustré, s'il n'en faut, par ce foutu débat sur l’identité nationale, présenté lui aussi comme un un débat d'ouverture ; lequel débat a plus renforcé la stigmatisation qu’autre chose ?! Cette affiche tente à réduire au seul coq français, ceux et celles d’origine, de cultures et d’horizons divers.

Rappelons que l’Inter LGBT regroupe près de 60 associations LGBT à travers toute la France et que toutes, ensemble, ont cautionné une affiche raciste, androcentrée, blanche, partisane banalisant la « lepénisation » des esprits parmi certain-e-s Lesbiennes, Gays, Bi et Trans.

 

Pourquoi donc un coq? Pourquoi lier le patriotisme, le nationalisme, l'identité nationale... et, pourquoi pas, la « préférence nationale », aux espaces LGBT censés éviter des schémas et des discours d'oppression ? Ces liaisons dangereuses contribuent à fragiliser la lutte contre ces schémas d’oppression car au final, elles reproduisent ces schémas et les pérennisent.

 

Par cette affiche, l’inter-LGBT signe son adhésion au racisme ambiant, décomplexé: les Roms et Sarkozy, les Musulman-e-s et Copé,  les Immigré-e-s et Guéant, les trop nombreux dérapages de l’UMP, le ni Droite Ni gauche des intellectuels en France…Tout un contexte nauséabond qu’il faudrait dénoncer au lieu de détourner des emblèmes nationaux en l’occurrence un coq.

 

Noues LOCs, noues ne voulons :

Ni coq gaulois ! Ni poules pondeuses ! (slogan des féministes des années 70)

 

Noues, LOCs, demandons aux associations membres de l’Inter LGBT de presser les organisateurs de la Marche de retirer leur affiche.

 

Signé du groupe des LOCs – Lesbiennes of Color en France  

Contact : espace.locs@gmail.com

Visitez et commentez le site: www.espace-locs.fr

09.04.2011

Party Harders vs The Subs - The Pope Of Dope (official video)

Pastel gras et encre sur papier 30x25 - Mars 2011

DSCN0842.JPG

04.04.2011

projection du film "Moudjahidate" (Rennes le 8 avril 2011)

Bonjour,

Dans le cadre du colloque étudiant
"Colonisation, Décolonisation, Colonialité : perspectives transdisciplinaires"
 à Rennes - le 7,8 ou 9 avril 2011
nous sommes heureuses de vous faire part de la projection du film "Moudjahidate"
suivi d'un débat en présence de la réalisatrice et d'une membre de l'équipe du tournage.

le vendredi 8 avril  à 13h30

 

 à l'Institut d'Etudes Politiques de Rennes

 

 + d'infos et le programme détaillé : http://colloqueetudiant2011.wordpress.com


Bien à vous,


L'association Hybrid Pulse

01.04.2011

Lancement des Editions iXe (à Paris le 6 avril 2011)

La librairie Violette and Co reçoit le mercredi 6 avril 2011 à 19h* Oristelle Bonis pour le lancement de la maison d’édition iXe. Elle présentera en outre ses deux dernières parutions
* 102 rue de Charonne, 75011 Paris, M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny. Bus 46, 56, 76, 86

Hélène Rouch : Les corps, ces objets encombrants – Contribution à la critique féministe des sciences

Dans les éprouvettes des biologistes de la reproduction, les cellules sexuelles mâles et femelles sont strictement équivalentes : 1 ovocyte = 1 spermatozoïde, chacun amenant la moitié des gènes du futur embryon. Fruit d’une démarche scientifique qui réduit la complexité à une série de mécanismes simples, cette égalité séduisante fait cependant abstraction du corps et vient paradoxalement renforcer la différence des sexes. En amont de la fécondation in vitro, les organismes féminins sont en effet soumis à des traitements lourds pour fonctionner sur le modèle masculin et produire en abondance des gamètes aisément manipulables.

Mars 2011 - 18.00 € - 240 p.

Christine Aubrée, Danielle Charest : L'enchilada

L’enchilada est un dialogue entre les photographique de Christine Aubrée et le texte de Danielle Charest

« Je me suis déposée, c’est ainsi que je le perçois, dans une chambre d’hôtel d’une ville immense, mais ce pourrait être aussi bien là où j’étais la semaine dernière, là où je me rendrai. Une enchilada à peine entamée est posée sur mes genoux, entourée d’une serviette en papier. »

Mars 2011 - 18.00 € - 180 p.

Déjà paru :

Monique Wittig : Le chantier littéraire

« Tout travail littéraire important est au moment de sa production comme un Cheval de Troie, toujours il s’effectue en territoire hostile dans lequel il apparaît étrange, inassimilable, non conforme. Puis sa force (sa polysémie) et la beauté de ses formes l’emportent. La cité fait place à la machine dans ses murs. Il faut qu’elle soit adoptée pour accomplir son travail de minage et de sapage des conventions littéraires et sociales et les dévoiler comme périmées, incapables d’opérer des transformations. »

Novembre 2010 - 14.00 € - 227 p.


Editions iXe

http://www.editions-ixe.fr/content/pr%C3%A9sentation-des-editions-ixe

29.03.2011

Réunion pour la (future) maison des femmes (30 mars 2011 à Toulouse)

UNE MAISON POUR TOUTES A TOULOUSE
Réunion d'information et de discussion
Mercredi 30 mars à 19h au CASC, 10bis Rue colonel Driant
Venez visiter notre blog http://www.lamaisondes.blogspot.com
et signer la pétition de soutien  http://9380.lapetition.be/

Il n'existe pas de Maison des Femmes à Toulouse. En tant que femmes, militantes féministes, lesbiennes engagées dans des mouvements et associations divers, nous voulons créer un lieu collectif ouvert à toutes les femmes afin de regrouper nos forces et nos convivialités. Cet espace que nous voulons non-mixte et mis à disposition gratuitement par les collectivités locales, est une nécessité pour accueillir des multiples associations, collectifs et individues qui ne disposent pas de lieu pour développer leurs initiatives et leurs projets. Nous avons besoin d'un espace pour se réunir, échanger, organiser des ateliers, des conférences, des expos, des projections, des fêtes, constituer une médiathèque et des archives… Et enfin nous souhaitons que ce lieu soit géré collectivement. Parce que l'espace public reste encore à conquérir par les femmes, parce que les espaces d'expressions politiques et citoyens reste majoritairement occupés par les hommes, et tout simplement pour le plaisir d'être ensemble nous avons besoin d'une "maison pour toutes" à Toulouse.
Pour y faire quoi ? Pourquoi non mixte ? Venez discuter avec nous sur toutes ces questions le 30 mars lors de notre réunion Auberge espagnole.
Venez très nombreuses, c'est le moment ou jamais...LA réunion où il faut être !!!!

27.03.2011

Soirée "Politiques des corps" Tome I

Jeudi 31 mars au TdB
soirée « politiques des corps »
tome I


bingo, performances, cabaret freaks... et de nombreuses surprises...
une soirée d'un genre un peu spécial...


Avec le groupe d'orga des «rencontres internationales et autogérées autour du contact improvisation et des politiques des corps », on veut profiter de cette soirée un peu spéciale pour questionner d'une autre manière l'in-corp-oration de notre vécu et de nos identités trans,pédé,gouines, et meufs. Et expérimenter d'autres manières de faire des sous pour aider à la logistique de l'organisation de ces rencontres !
Mettre nos corps en jeux, incarner, déplacer le regard, déranger nos routines, nos façons habituelles de rentrer en contact avec d'autres corps, de tisser des liens et des relations, et nos imaginaires autour de ça...
Un peu comme à la fête foraine, vous pourrez décider d'aller vers telle ou telle attraction plus ou moins
effrayante et excitante, vous laisser surprendre, jouer à faire faire des bonds à votre coeur... ou bien rester devant la scène à regarder des freaks shows, faire un bingo et profiter de la boum....
Venez essayer, venez voir, venez en discuter avec nous ! Ce projet nous tient de plus en plus à coeur et, à 10 jours de la date fatidique, l'excitation monte et les idées les plus folles fusent... et on est impatientEs de partager ce moment avec vous !


Uli, Juli, Lole, jAms, Solène pour le krew d'orga

24.03.2011

La fête à Fred (Théâtre du Chien Blanc à Toulouse - 24/25/26 avril 2011)

A l'affiche en Mars auThéâtre du Chien Blanc:
"La fête à Fred" les18, 19 &24, 25, 26 à20h30

Par la compagnie Les Amis de Monsieur

Solo pour ados/adultes


Fred doute. Là-haut, dans la montagne, où toute la famille se réunit chaque été, Fred se demande. Il se demande ce qu'il fait là. Il se demande qui il est, qui il aime, qui il deviendra. Il se demande s'il boit trop, ou pas assez. Alors il reprend une bière, pour oublier.

Un one-man-show où apparaissent entre autres Hamlet, un rugbyman, des pères, une déesse blonde, des emmerdes, le dieu de la Fidélité du Norkménistan, des hollandais bavards, Gilbert Montagné et un conteur occitan.
Et un type amoureux, bien sûr.


Toutes les infos sur notre site:
http://www.theatreduchienblanc.fr/

Au plaisir de vous voir dans nos murs!

23.03.2011

Atelier-discussion : Politique des affects (au TDB le 26 mars 2011)

Bonjour à tout-e-s,

Nous vous rappellons la tenue le 26 mars à 17h au TiDiBi de l'Atelier (Trans, Pd, Gouines et meufs féministes)intitulé: Politique des affects.
Ci-joint certaines questions pour cet atelier et le canevas de son déroulement.
Attention l'atelier commencera à l'heure car il y a une soirée au tdb après!
le crew d'orga de la discussion

 

Atelier-discussion :

La politique des affects en zone sensible TPG

 

Introduction : en participant à cet atelier-discussion, on passe ensemble un « contrat  moral » de confidentialité. Rien de ce qui ne sera exprimé ici ne peut sortir du cadre de cet atelier, on ne rapporte pas à l'extérieur ce que telle ou telle personne dit.

Dans cet atelier on va parler des sensations, des ressentis, des affects : par ce choix on souhaite éviter le plus possible les « pourquoi ? », de contourner les explications/justifications, les demandes de validations par le groupe...

Nous serons vigilantes à maintenir au mieux cette consigne, mais nous demandons aussi à toutes les participantes de l'être également, de faire attention du mieux qu'elles peuvent à ne pas s'expliquer, se justifier et d' encourager les autres à ne pas le faire aussi.

 

1/ Quels affects politiques?

Comment on se sent, qu'est-ce qu'on ressent (ou pas) aujourd'hui, dans cette pièce par rapport aux groupes et aux réseaux politiques dans lesquels on est? par rapport à nos positionnements et engagements politiques? Comment on l'exprime (ou pas) ici et maintenant?

 

2/ Quelle politique des affects mener dans ce groupe de discussion?

Des réponses obtenues dans la première partie, qu'est-ce qui semble converger? Quels ressentis collectifs émergent de ce groupe? Qu'est-ce qui semble diverger parmi nos ressentis individuels présents?

Puis on passe aux questions suivantes : Qu'est-ce qu'on fait de ça, maintenant collectivement, dans ce collectif « atelier-discussion » de ces ressentis similaires et/ou différents? Comment on gère ces ressentis individuels et collectifs actuels dans ce groupe?

 

3/ Quelles politiques des affects dans nos autres groupes d'appartenance, nos réseaux?

Qu'est-ce qui fait obstacle à la prise de conscience de certains ressentis? A leur expression? A la prise en compte dans nos groupes, réseaux de ces affects? Qu'est-ce qui au contraire favorise le prise de conscience et l'expression de certains autres ressentis, sentiments? Quel sens, direction cela donne à nos politiques de ressentir ou pas ces affects? D'exprimer ou pas ces affects? Comment gérer nos affects pour s'engager, maintenir ou mettre fin à un engagement ou une politique? Quelles politiques des affect poursuivre? changer? Arrêter? Dans ce groupe? Dans d'autres groupes ou réseaux?

18.03.2011

Alain Declercq à Montreuil

Samedi 19 Mars 2011 - 20h

Maison Pop de Montreuil

Conférence-projection d’Alain Declercq

Alain Declercq (né en 1969 à Moulins, vit et travaille à Paris et à New York) a su imposer son travail sur la scène artistique en affirmant une pratique où la manipulation du visible devient l'objet d'intrigue perceptive. Installations, photographies, dessins, films sont autant de moyens pour explorer les langages du pouvoir et des oppressions qu'ils engendrent. Avec humour, souvent ironie, Alain Declercq se joue des schizophrénies sécuritaires, comme des dispositifs de surveillance. Pour inquiéter la réalité, dévoiler les dispositifs, toutes les stratégies sont offertes : filature, infiltration, enquête. Autant de techniques relevant du roman d'espionnage qu'Alain Declercq a su réinvestir dans ses pièces comme dans les dispositifs d'exposition eux-mêmes.

 

b52-alain-declercq-2003.jpg      hidden-camera-obscura-alain-declercq.jpg

 

Une séance conçue par Aliocha Imhoff &Kantuta Quirós. Cette séance s’inscrit dans le prolongement de la manifestation Que faire ? Art, film, politique (11-19 décembre 2010), organisée par le peuple qui manque et qui, sous forme de symposium critique et de projections, proposait de revenir sur le renouveau des stratégies critiques et reconfigurations actuelles des liens entre art & politique au sein de l'art contemporain, du cinéma et de la vidéo contemporaine.
www.lepeuplequimanque.org

 
Maison populaire
- 9 bis rue Dombasle - 93100 Montreuil
M° Mairie de Montreuil.  Entrée Libre - Tél. 01 42 87 08 68 - Fax 01 42 87 64 66

17.03.2011

La lettre de nouvelles de l’association S!lence

Tete de lettre

S!berlettre n°32 bis -  16 mars 2011

La lettre de nouvelles de l’association S!lence


Un Tchernobyl japonais !

Bonjour,

de manière tout à fait exceptionnelle, l'équipe de Silence a décidé d'utiliser cette liste de s!berlettre mensuelle pour vous envoyer les informations qui suivent.

Conformément à notre vocation de média indépendant, nous vous envoyons des informations destinées à éclairer la compréhension de la catastrophe nucléaire qui se déroule actuellement au Japon.

Vous trouverez également une tribune de Michel Bernard, "Je suis en colère", ainsi qu'un texte envoyé par un membre d'Attac-Japon, et le lien vers l'agenda des manifestations prévues.

Merci de faire circuler cette lettre aussi largement que possible.

Anti-nucléairement vôtre,

L'équipe de Silence.


Japon

Chronologie d'une catastrophe

Le séisme d'une intensité de 8,9 qui a frappé le Japon le 11 mars 2011 et ses multiples répliques ont provoqué l'arrêt d'urgence de 11 réacteurs situés entre 50 et 350 km au nord de Tokyo. En l'absence de courant électrique et de pannes des groupes électrogènes (certains n'ont pu être alimentés en carburant), les pertes de contrôle de ces réacteurs ont entraîné une surchauffe progressive des cœurs des réacteurs. Malgré les tentatives désespérés des ingénieurs qui ont essayé de faire baisser la pression en ouvrant des soupapes, ou en noyant les bâtiments sous l'eau de mer, la catastrophe n'a pas pu être évitée. Les informations diffusées ont été extrêmement confuses… Le Réseau Sortir du nucléaire a rappelé que TEPCO, l'EDF local, a été condamné 27 fois par la justice japonai se pour avoir diffusé de fausses informations lors d'accidents précédents.

11 mars

  • 22h47 (toujours en heure française), l'alerte est atteinte au réacteur n°1 de Fukushima-Daiichi (6 réacteurs, 3 à l'arrêt au moment du tremblement de terre). Ce réacteur de 439 MWe, mis en route en 1970, présente alors une radioactivité à l'extérieur de l'enceinte mille fois supérieure à la normale.

12 mars

  • 7h36, l'enceinte du bâtiment réacteur n°1 explose. La télévision japonaise filme en direct : on voit des flammes gigantesques sortir du bâtiment et un immense nuage de poussières s'élever à plusieurs centaines de mètres. Les autorités ont déjà évacué la population à 10km à la ronde et étendent la mesure à 20 km (50 000 personnes). Elles demandent aux personnes habitant dans un rayon de 50 km de s'enfermer chez elles. Le vent souffle de sud-est emmenant le nuage radioactif au large… et vers l'Alaska et le Canada. A noter que les réacteurs japonais sont plus résistants aux séismes que les réacteurs français (5 enceintes au lieu de 3). Officiellement, c'est une bulle d'hydrogène qui a fait sauter le bâtiment. Le cœur est alor s en fusion… à l'air libre ! (détection de césium dans le nuage). De l'eau de mer enrichie en bore est injectée pour essayer de noyer le cœur. La radioactivité sur le site est alors mesurée à 10 000 fois la normale. L'utilisation de l'eau de mer provoque une corrosion qui condamne définitivement le réacteur.
  • 13h30, l'alerte est donné sur le site de Fukushima-Daini (4 réacteurs), 12 km plus au sud et une évacuation des populations commence dans un rayon de 20 km (50 000 personnes de plus). A la même heure, en France, l'Autorité de Sûreté nucléaire promet la transparence.
  • 16h, début de la distribution de pastille d'iode dans un rayon de 50 km autour des deux sites nucléaires. L'iode protège du cancer de la thyroïde mais pas des autres cancers : le césium et le strontium attaquent la moelle osseuse, le plutonium les poumons, le carbone va partout. L'accident est d'abord estimé de niveau 4 (par comparaison : Three Mile Island a été classé au niveau 5, Tchernobyl au niveau 7, le plus haut niveau). Il passera à 6 le 14 mars.
  • 16h10 : le gouvernement allemand invite ses ressortissants habitants Tokyo ou plus au nord à partir vers le sud du pays.
  • 21h50, l'AIEA annonce que 140 000 personnes au total ont déjà été évacuées.

13 mars

  • 0h, le gouvernement japonais annonce que sur onze réacteurs arrêtés en urgence un seul s'est arrêté selon une procédure correcte. Il annonce également que des délestages électrique (3h par jour à tour de rôle au moins jusqu'à fin avril, sauf dans le centre de Tokyo) vont être effectués sur l'ensemble du pays. Il lance un appel à la Russie pour que celle-ci fournisse plus de gaz.
  • 7h47, la radioactivité dans la ville de Miyagi, à 80 km du site de Fukushima-Daiichi, est annoncée par TEPCO comme étant 400 fois supérieure à la normale.
  • 9h, l'ambassade de France à Tokyo incite les résidents français (environ 9000) à quitter la capitale pour aller plus au sud.
  • 10h, Greenpeace s'interroge sur l'usage de l'eau de mer, une solution "catastrophe" car le sel va non seulement corroder les métaux, mais en se déposant risque de bloquer des conduites assez rapidement.
  • 15h, l'état d'urgence est déclaré à la centrale d'Onagawa, plus au nord que l'autre, suite à une hausse de la radioactivité (700 fois la normale). Il pourrait s'agir du nuage radioactif du réacteur n°1 de Fukushima-Daiichi
  • 15h50, six journalistes japonais ont réussi à rejoindre une commune à 2km de Fukushima-Daiichi. Ils se sont arrêtés quand les compteurs de mesure se sont bloqués à plus de 1000 mSV/heure (cela veut dire qu'en une heure on reçoit 1000 fois la limite annuelle autorisée pour le public). Ils dénoncent le fait qu'ils n'ont vu aucun panneau sur la route, ni aucun barrage policier pour les empêcher de passer.
  • 18h, manifestation de 3 à 500 personnes à Paris, place du Trocadéro, à l'appel du Réseau Sortir du nucléaire. Présence de Dominique Voynet, Eva Joly, Jean-Luc Mélanchon.
  • 20h, au JT de France 2, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'écologie dénonce l'opportunisme des antinucléaires français et se félicite du "retour d'expériences qui va permettre d'améliorer la sûreté des centrales en France". Henri Guaino, conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy, déclare lui : "L'accident nucléaire au Japon pourrait favoriser l'industrie française dont la sécurité est une marque de fabrique". Jean-François Coppé : "En aucun cas, ces accidents ne doivent remettre en cause les choix stratégiques du pays en matière d'énergie". Eric Besson : "Cet accident n'a rien à voir avec Tchernobyl".
  • 21h, l'autorité de sûreté nucléaire du Japon annonce que 6 réacteurs au moins sont en difficulté : les réacteurs 1, 2 et 3 de Fukushima Daiichi, les réacteurs 1, 2 et 3 de Fukushima Daini (à 12 km du premier site) où des soupapes ont été ouvertes pour éviter l'explosion des bâtiments, libérant autant de nuages radioactifs.
  • 21h, Nicolas Hulot et Daniel Cohn-Bendit demandent un référendum sur la question du nucléaire.
  • 23h30, explosion du réacteur n°3 de Fukushima Daiichi (760 MW). Celui-ci fonctionne depuis le 22 septembre 2010, avec un combustible mixte uranium-plutonium (MOX) fourni par Areva, beaucoup plus toxique que le premier réacteur. 7 personnes travaillant sur la centrale sont portées disparues. Le système de refroidissement est détruit. Au moins 90 personnes intervenant dans la zone évacuée ont été irradiées.

14 mars

  • 4h, la radioactivité monte au nord de Tokyo : le nuage parti de Fukushima 1 revient du large à la suite du changement de sens du vent. Il semble aussi que le nuage qui sort de Fukushima 3, plus radioactif que l'autre, soit plus conséquent.
  • 5h, le gouvernement des Etats-Unis annonce que son porte-avion Ronald Reagan placé en secours au large du Japon pour l'alimentation des hélicoptères, a traversé un nuage radioactif important et que son équipage a reçu une dose équivalente au maximum autorisé en un mois.
  • 14h, le gouvernement japonais annonce que 180 000 personnes sont déplacées autour des différents sites nucléaires et au moins 187 personnes contaminées.
  • 16h, le réacteur n°2 de Fukushima semble maintenant en péril. L'exploitant annonce son intention de relâcher des gaz pour éviter une explosion plus grave.
  • 18h, Angela Merckel annonce la suspension des autorisations de prolongement des réacteurs nucléaires allemands… pour trois mois. Concrètement, deux centrales devraient donc être arrêtées. Des manifestations pour l'arrêt du nucléaire se déroulent spontanément dans 450 villes réunissant plus de 100 000 personnes.
  • 20h, les associations qui ont participé au Grenelle de l'Environnement ont rencontré Nicolas Sarkozy lors d'une réunion prévue de longue date. Elles ont demandé l'ouverture d'un débat sur la question du nucléaire et de l'énergie en général (pétrole, gaz de schistes, renouvelables, économies d'énergie…). En réponse, Sarkozy a répondu "Pas question de sortir du nucléaire". Sarkozy s'est même vanté devant des parlementaires UMP : "Si on a perdu des marchés et des appels d’offres, c’est parce qu’on est les plus chers. Et si on est les plus chers, c’est parce qu’on est les plus sûrs !" Et le plus gros mensonge : "L’EPR, je connais bien le chantier, j’y suis allé plusieurs fois. Je suis désolé de dire ça, mais on a la double coque ! Le principe de la double coque, c’est que si un Boeing 747 s’écrase sur une centrale, le réacteur n’est pas touché". Rappelons que le Réseau Sortir du nucléaire a été poursuivi en justice (mais a bénéficié d'un non-lieu) pour avoir rendu public en 2003 un document "confidentiel défense" qui dit exactement le contraire.
  • 20h, le gouvernement Suisse annonce la suspension des projets de nouveaux réacteurs dans le pays et une étude sur la poursuite des cinq réacteurs actuellement en fonctionnement. Le gouvernement indien annonce une inspection générale de ses installations (20 petits réacteurs pour 4780 MW au total)
  • 20h, la plupart des grandes entreprises françaises, Areva en tête, ont fait évacuer leurs salariés vers la Corée du Sud, Hong-Kong ou la France. Air-France annonce que ses vols sont saturés.
  • 21h45, la fusion des cœurs des réacteurs 1 et 3 de Fukushima-Daiichi est officielle. Comme ces réacteurs sont à l'air libre, cela signifie que le nuage qui en sort est de plus en plus radioactif.

15 mars

  • 0h03, explosion du réacteur n°2 de Fukushima-Daiichi. Le personnel avait été en partie évacué. Selon Tepco, il reste 50 personnes sur le site de Fukushima-Daiichi. 800 ont quitté leur poste. C'est la confusion totale, plus rien n'est sous contrôle. L'armée américaine est appelée en renfort. La radioactivité au niveau de la centrale est 10 000 fois supérieure à la limite autorisée.
  • 0h30 : le vent tourne et le nuage radioactif se dirige vers Tokyo. Le gouvernement lance un appel : les femmes et les enfants sont encouragés à partir vers le sud de l'archipel ou à l'étranger.
  • 1h30 : les journalistes sont interdits à moins de 30 km de la centrale. 200 000 personnes vivant entre 20 et 30 km du site sont en cours d'évacuation. Le survol des lieux est interdit dans un rayon de 30 km.
  • 2h : nouvelle explosion sur le réacteur n°2 avec brutale hausse de la radioactivité. La radioactivité au niveau de la centrale est 70 000 fois supérieure à la limite autorisée. Une telle exposition pendant douze heures est considérée comme mortelle. Le cœur du réacteur n°2 pourrait être à l'air libre.
  • 7h : le site du Spiegel en Allemagne publie une première carte de la dispersion du nuage radioactif et des entretiens avec des spécialistes allemands : ceux-ci pensent qu'il ne peut s'agir d'une explosion d'hydrogène, mais bien d'une explosion nucléaire, et ceci pour les trois réacteurs.
  • 8h50, le Monde annonce que les habitants de la côte ouest des Etats-Unis se jettent sur les pastilles d'iode.
  • 9h44, alors que les réacteurs 4 à 6 de Fukushima-Daiichi sont à l'arrêt, des déchets du réacteur n°4 stockés dans une piscine proche du n°3 se retrouvent à l'air libre, l'eau s'évaporant, l'agence de presse Kyodo annonce que des déchets se sont enflammés. Or ces déchets sont très radioactifs. Les réacteurs 5 et 6 présentent aussi une chaleur anormale.
  • 10h15, Le niveau de radioactivité relevé dans la préfecture de Chiba, située juste à l'est de Tokyo, est plus de dix fois supérieur à la normale, rapporte l'agence de presse Kyodo. A Kanagawa, 10 fois plus que la normale. A Ibaragi, 100 fois la normale. La pluie commence à tomber précipitant les particules radioactives au sol.
  • 10h25, Deux brèches de huit mètres de large sont apparues dans l’enceinte extérieure du réacteur n°4 de la centrale Fukushima-Daiichi, réacteur à l'arrêt mais soumis à une chaleur extrême.
  • 10h49, selon l'AFP, Dominique de Villepin a interpellé le gouvernement en l'accusant d'être dans le déni.
  • 12h, Le gouvernement allemand a décidé d'arrêter provisoirement sept réacteurs nucléaires construits avant 1980 (il en resterait donc 10 en activité).
  • 12h, "On s'achemine vers une catastrophe nucléaire" déclare à la presse Nathalie Kosciusko-Morizet.
  • 13h, des rassemblements silencieux se tiennent dans une trentaine de villes en France (200 personnes à Marseille, Lyon, Bordeaux, Mulhouse, 100 à Paris, Grenoble…)
  • 17h, Le titre Areva a perdu 18 % à la bourse en deux jours. C'est Areva qui avait fournit le MOX pour le réacteur n°3 de Fukushima-Daiichi. Celui de TEPCO a perdu 42 %.
  • 17h15, Radio-France donne l'ordre à ses sept journalistes présents au Japon de quitter le pays. France-Télévision fait de même à 22h30. RTL, Europe 1, i-télé annonce le repli de leurs équipes à Osaka. Alors que France 24 donne l'ordre à ses journalistes d'essayer d'aller plus au nord !
  • 22h45, début d'incendie visible sur le toit du réacteur n°4 de Fukushima-Daiichi. Des techniciens collectent des données à partir d'un abri situé à l'extérieur des réacteurs et en allant sur place quelques minutes seulement.

16 mars

  • 0h20, l'incendie sur le réacteur n°4 semble éteint.
  • 2h, le vent tourne et le nuage épargne maintenant Tokyo. La radioactivité y est toutefois encore de 300 fois plus haute que la normale. Dans les gares, les trains partent bondés vers le sud.
  • 3h30, après une baisse de la radioactivité locale, 700 personnes sont mobilisées et se relaient par groupe de 70 pour injecter de l'eau sur les réacteurs 1 et 3. Ces "liquidateurs" sont médicalement condamnés.
  • 4h56, nouveau séisme de niveau 6 dont l'épicentre est au sud-ouest de Tokyo.
  • 7h45, la Chine bloque les mots "fuite" et "nucléaire" sur son réseau internet.
  • 8h45, TEPCA annonce que la température des piscines de stockage des déchets des réacteurs 5 et 6 est en hausse.
  • 9h45, La direction d'urgence du département Fukushima annonce que dans l'eau potable à la ville de Fukushima (environs 60 km du site), on mesure déjà de l'Iode (177 Becquerel/kg) et du césium (58 Becquerel/kg).
  • 12h, déclaration de Nicolas Sarkozy : "La France a fait le choix de l'énergie nucléaire, qui constitue un élément essentiel de son indépendance énergétique et de la lutte contre les gaz à effet de serre". Cocorico ! Le Réseau Sortir du nucléaire réagit imméditement : "le Président Sarkozy privilégie la santé de l'industrie nucléaire à celle des Français". Réaction de Jean-Luc Mélanchon : "Une autruche dirige notre pays".
  • 13h15, Tepco annonce que les ouvriers se relaient à l'intiérieur des réacteurs, mais que la radioactivité est telle qu'ils ne restent chacun qu'une minute à l'intérieur !

En résumé, trois fusions partielles de cœurs, deux incendies de combustible usé et cinq explosions d'hydrogène sont survenues dans la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, qui depuis le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, relâche des quantités colossales de radioactivité dans l'atmosphère. L'agglomération de Tokyo, 35 millions d'habitants est aujourd'hui contaminée avec un niveau d'exposition de 300 fois la normale. La population a commencé à fuir vers le sud.

Rappel : Il avait fallut 20 jours pour noyer le réacteur de Tchernobyl sous le sable, cela a nécessité le sacrifice de 600 000 personnes. 25 ans après, selon une récente étude américaine, on approche le million de morts. La région de Kiev où se trouve le réacteur de Tchernobyl ne com ptait que 2 millions d'habitants. La région de Gomel au nord en comptait environ 1,5 million. Il y a donc dix fois plus de personnes exposées aujourd'hui.


Japon

Parole d'expert

"A moins que des mesures radicales ne soient prises pour réduire la vulnérabilité des centrales aux tremblements de terre, le Japon pourrait vivre une vraie catastrophe nucléaire dans un futur proche".
Cet avertissement est tiré d'un article paru le 11 août 2007 dans le quotidien International Herald Tribune/Asahi Shimbun. Son auteur est le sismologue Ishibashi Katsuhiko, professeur à l'université de Kobe. Ishibashi Katsuhiko faisait partie du comité d'experts chargé d'établir les normes sismiques des centrales nucléaires japonaises. Il en avait démissionné pour protester contre la position du comité. Il estimait que les recommandations fixées par le comité étaient beaucoup trop laxistes.


Je suis en colère

Je suis en colère parce que l'accident de Tchernobyl n'a pas servi de leçon. Et que l'on continue à entendre et lire les mêmes mensonges sur le nucléaire dans les médias.

Je suis en colère quand j'entend à la radio, un haut responsable du nucléaire français nous dire qu'on ne peut remettre en cause le nucléaire : "personne n'a envie de revenir à la bougie". Que je sache, dans les pays européens qui n'ont pas de centrales nucléaires (Autriche, Danemark, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Portugal…), y-en-t-il où l'on s'éclaire à la bougie ? Il n'y a que 441 réacteurs nucléaires dans le monde (dont 58 en France, 55 au Japon)… dans seulement 31 pays, tous les autres pays s'en passent.

Je suis en colère quand en 1979, après l'acc ident nucléaire de Three-Mile Island, on nous a dit que c'était parce que les Américains étaient moins forts que nous ; quand en 1986, après l'accident de Tchernobyl, on nous a dit que les Russes étaient moins foirt que nous… et que je lis aujourd'hui que les Japonais sont moins forts que nous… De qui se moque-t-on ?

Je suis en colère quand on me dit que l'on peut continuer à exploiter encore des vieux réacteurs comme Fessenheim en Alsace (qui a trente ans) parce que "plus il est vieux, mieux on connait un réacteur". Ce n'est pas parce que vous connaissez bien les défauts de votre vieille voiture qu'elle tombe moins souvent en panne et moins gravement. (Le réacteur Fukushima-Daiichi 1, qui vient d'exploser avait 40 ans et a été autorisé à continuer de fonction ner pour dix ans en février 2011 !).

Je suis en colère quand on nous dit que l'on ne peut se passer du nucléaire en France, parce que cette énergie fournit près de 80 % de notre électricité. C'est oublier que l'électricité n'est pas la principale source d'énergie (c'est le pétrole) et que le nucléaire ne représente que 17 % de notre énergie. Si l'on voulait s'arrêter, on pourrait s'appuyer sur une solidarité au niveau de l'Europe : là, le nucléaire ne représente que 35 % de l'électricité et seulement 9 % de l'énergie ! Il suffirait donc d'économiser 9 % pour s'en passer !

Je suis en colère parce qu'au nom de la défense de la croissance économique, les programmes énergétiques français ou européens, négligent toujours plus ou moins le potentiel des économies d'énergies, préférant la surconsommation, éventuellement alimentée par le recours aux énergies renouvelables. Or l'énergie la plus propre reste celle que l'on ne consomme pas. En adoptant les meilleures techniques disponibles et en évitant les comportements énergivores, nous pourrions diviser par 4 notre consommation en une vingtaine d'années.

Je suis en colère parce que les discours économiques nous polluent : on nous dit qu'arrêter un réacteur nucléaire, ce serait de l'argent gaspillé… mais les 1000 milliards d'euros déjà dépensé en 25 ans pour la gestion de la catastrophe de Tchernobyl (et c'est loin d'être terminé), ce n'est pas un gaspillage encore plus grand ? Mille milliards d'euros, c'est sensiblement le coût qu'il a fallut dépenser pour const ruire l'ensemble des 441 réacteurs actuellement en fonctionnement.

Je suis en colère parce que je sais que l'on peut arrêter relativement rapidement le programme nucléaire français, qu'il existe de multiples scénarios de sortie sur le sujet (de 2 à 30 ans selon les efforts qu'on veut bien consentir).

Je suis en colère quand j'entends mon gendre, 25 ans, ingénieur dans le photovoltaïque, me dire qu'il cherche un nouveau travail car la profession est sinistrée suite aux récentes décisions du gouvernement.

Je suis en colère quand mon fils, 20 ans, me dit : "à quoi ça sert de faire des études si dans cinq ans on a tous un cancer" (et il ne pense pas qu'au nucléaire, mais aussi à la pollution atmosphérique, aux pesticides…).

< strong>Alors j'agis, je me suis investi depuis une trentaine d'années dans les médias écologistes pour faire circuler une information moins déloyale et j'incite les journalistes et les lecteurs à prendre le temps d'eux aussi chercher où est la vérité. Comment peut-on encore minorer l'importance de la pollution radioactive au Japon alors que les images sur internet nous montrent les réacteurs en flamme ?

Alors j'agis et je m'engage dans l'une des 875 associations qui animent le Réseau Sortir du nucléaire pour demander à nos élus de faire pression pour un changement de politique dans le domaine de l'énergie. (www.sortirdunucleaire.org)

Alors j'agis au niveau local en rejoignant les nombreux groupes locaux qui travaillent à des plans de descente énergétique qui nous permettront de diminuer la menace nucléaire, mais aussi notre dépendance à un pétrole qui va être de plus en plus rare. (www.transitionfrance.fr)

Alors j'agis car aujourd'hui si le lobby nucléaire arrive à manipuler élus et médias, c'est parce que nous ne nous indignons pas assez !

Michel Bernard
Journaliste à la revue Silence


Désastre au Japon :
tremblement de terre, tsunami et explosion nucléaire

Au fil des heures qui passent, la réalité s’impose à nous. De nouveaux chiffres, toujours plus élevés, s’affichent sur l’écran, et je me dis que cela devait être la même terrible expérience pour nos amis au Pakistan et en Haïti, qui souffrent encore aujourd’hui du désastre naturel dont ils ont été victimes.

Hier, le gouverneur de Miyagi annonçait que le nombre de morts allaient dépasser les 10 000. Et aujourd’hui le réacteur N° 3 à la centrale nucléaire de Fukushima a explosé, et voilà que le cœur du réacteur N° 2 est en fusion (à 2 heures du matin le 15 mars, heure locale). Il est évident que les réacteurs nucléaires de Fukushima sont hors contrôle.
www.bbc.co.uk/news/world-asia-pacific-12724953

Il y a quaran te ans, nos aînés se sont battu contre la construction de centrales nucléaires : ils avaient compris le danger de telles centrales dans un pays sujet aux tremblements de terre. Malheureusement, ce qu’ils redoutaient vient de devenir réalité !

A l’époque, le gouvernement a exproprié les coopératives de pêcheurs et les communautés locales pour construire les centrales nucléaires. Il a détruit la source de subsistance de ces gens pour ces centrales, en affirmant que l’énergie nucléaire était sans danger.

Aujourd’hui, le gouvernement et la société d’électricité de Tokyo, TEPCO, répètent à l’envi qu’un tremblement de terre d’une amplitude inhabituelle a frappé le nord du Japon. Pourtant, Hiroaki Koide, professeur associé en recherches sur le nucléaire à l’université de Kyoto a déclaré : "Puisque le Japon est un des pays où les tremblements de terre sont les plus fréquents, il ne devrait jamais y avoir tremblement de terre imprévu si le gouvernement soutient le nucléaire." Beaucoup de citoyens ordinaires verront bien qui est responsable de l’accident.

Hier, la TEPCO a commence à opérer des coupures programmées à Tokyo et d’autres municipalités, elles continueront jusqu’à la fin avril, avec comme explication que l’accident nucléaire a provoqué une pénurie d’électricité. Beaucoup de trains vont être mis hors service. Hier moins de la moitié des lignes roulaient normalement.

Les magasins et les supermarchés de la zone métropolitaine n’ont pas suffisamment de nourriture pour les consommateurs. Le lait, l’eau, le poisson, le pain, le riz se fo nt rares. Certains rayonnages sont vides. Les problèmes de distribution sont une explication. Des voies rapides sont bloquées et les camions ne peuvent arriver.

Les habitants de Tokyo ont pris l’habitude d’un certain confort. Nous pouvions facilement trouver n’importe quoi comme nourriture sans nous rendre compte des centaines de kilomètres parcourus. Nous ne nous souciions pas de qui l’avait produit et comment. Là, le tremblement de terre et la fusion au cœur des réacteurs nous rappellent combien la distribution est aléatoire et qu’il y a d’autres façons de vivre.

Comme la surproduction, la surconsommation et le gaspillage produisent des failles dans la planète, accompagnés qu’ils sont d’émissions de gaz à effet de serre et de destruction de la Terre Mère. Notre plus grande tâche aujourd’hui pourrait être de redéfinir une façon de vivre sans détruire l’environnement.

Quatre jours ont passé depuis la tragédie. Des informations alarmantes se suivent et se ressemblent. Nous n’avons pas encore de nouvelles de certains de nos proches dans des zones sinistrées. La contamination par radiation se répand. Il paraîtrait qu’elle atteint déjà Tokyo. Nous sommes enveloppés d’une angoisse invisible.

En solidarité, avec espoir et amour,

Yoko Akimoto
Secrétariat, ATTAC Japon


Agissons !

Pour connaitre les lieux et heures de rassemblements organisés ces jours-ci partout en France :

http://groupes.sortirdunucleaire.org/alerte-japon/rassemb...



Cette s!berlettre peut faire l'objet d'échanges -modérés- avec d'autres associations partenaires ou amies qui partagent notre éthique et notre sensibilité. Vous serez susceptibles, dans ce cadre, de recevoir ponctuellement certains messages ou invitations à vous abonner à une lettre d'infomation, de la part de ces structures, invitations que vous pourrez refuser.

Nous vous rappelons qu'il nous est impossible de lire les messages que vous nous envoyez en faisant "répondre" à cette s!berlettre. Vous pouvez par contre nous écrire en passant par le formulaire de contact de notre site :
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Pour contacter la revue :
Tél. : 04 78 39 55 33
Silence, 9 rue Dumenge, 69317 Lyon Cedex 04
Permanences du lundi au jeudi, 10-12h et 14-17h.
www.revuesilence.net

09.03.2011

Festival désordres à Lille programme du 12 et 13 mars 2011

Bonjour à toutes et à tous !

Après trois jours intenses à la Maison folie Wazemmes, "Désordres, festival féministe transdisciplinaire", accueilli au Théâtre de l'Oiseau-Mouche/le Garage, déménage à Roubaix les 12 et 13 mars prochains !

Au programme de ces deux jours, La jeune fille et la morve de la Cie Brigitte Nielsen, une création du collectif XXY qui aborde le thème des personnes intersexes, un drame carcéral de la compagnie Mêlant Jeux d'Elle ; et la venue, exceptionnelle en France, d'une partie de l'équipe de La Centrale - Galerie Powerhouse, lieu artistique féministe et autogéré créé en 1973 à Montréal, à laquelle nous offrons une carte blanche.

Des moments artistiques qui s'annoncent multiples, dérangeants, forts et accrocheurs... Soyez là !

L'association Rencontres Féministes.
----- PROGRAMMATION :
 


Samedi 12 mars/16 h : Carte blanche à La Centrale

 

Issue des mouvements féministes, fondée en 1973, La Centrale-Galerie Powerhouse est l’un des plus anciens centres d’artistes autogéré du Québec. Elle offre une plate-forme pour les langages en art actuel porté par les discours féministes, les théories du genre, la diversité culturelle et la transdisciplinarité.
 
Virginie Jourdain et Roxanne Arsenault, administratrices à La Centrale,
nous proposent ici de découvrir deux artistes performeuses vivant à Montréal, Dominique Pétrin et Dayna McLeod, ainsi qu’une sélection de vidéos issues de travaux d’artistes québécoises.

 DAYNA MCLEOD/Come Shred My Heart (Viens mettre mon cœur en lambeaux) - performance

Artiste de vidéo et de performance, elle aborde avec humour dans ses œuvres toutes sortes de questions sociales complexes et brûlantes. Come Shred My Heart est une performance interactive conçue pour être jouée au milieu du public, où il sera question de secrets dévorés par une impitoyable machine... celle de la puissance «féminine» ?

DOMINIQUE PÉTRIN/Le bûcher de la pucelle - performance

Artiste de sérigraphie et performeuse, accompagnée ici par Georges Rebboh, Dominique Pétrin expérimente ici les techniques de l’hypnose en tant que potentialité, et du corps, et du rapport direct à son environnement. L’hypnotisé doit consentir à abandonner ses certitudes, réflexes et conditionnements… afin de flamber vif.

Samedi 12 mars/21 h

COLLECTIF XXY/XXY - performance

«1 à 2% de la population serait intersexe. Même les poissons. L’intersexualité n’est pas dans la plupart des cas due à une malformation. Nous polluons les eaux avec des hormones, nous changeons la planète et la planète nous change. Effet boomerang. L’intersexualité permet au corps d’être hors de la binarité établie. Le changement de climat peut-il avoir un effet positif sur la liberté de nos corps ? »

Dimanche 13 mars/17 h

COMPAGNIE MÊLANT JEUX D'ELLE/Dis à ma fille que je pars en voyage - théâtre

Milieu carcéral : deux détenues que tout oppose sont contraintes de partager la même cellule. Entre violence, éclats de rire et tendresse, ce spectacle est une plongée dans l’univers carcéral, avec l’absurdité de ses règles mais aussi l’humanité des personnages qui constituent l’œuvre de Denise Chalem.

Dimanche 13 mars/19 h

   LA BRIGITTE NIELSEN SOCIETY/La jeune fille et la morve - danse/performance

Créée à l’initiative de Mathieu Jedrazak, la Brigitte Nielsen Society, entre théâtre, danse, musique et performance, revendique une identité singulière et de fait: inclassable. Le corps y a une place prépondérante, les interprètes jouant et abusant de celui-ci, tant au niveau de leur déformation physique « naturelle » que vis à vis de ce qu’ils donnent à voir dans l’espace public.
« Comme un voyageur errant sans fin dans le froid de l’hiver, une jeune personne tente de susciter son propre désir, celui de plaire mais aussi d’exister... Essayer d’accueillir la vie, avec ses nombreux courants d’airs. Aaatchoum !"

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Rencontre avec les artistes à l'issue de chaque journée

Tarifs :  - Carte blanche à la Centrale - entrée libre

             - Spectacles : 3 € ou un Crédit-Loisirs/Pass 2 spectacles dimanche : 5 €

 

 

Plus d'infos sur http://rencontresfeministes.over-blog.org

Réservations : resadesordres@gmail.com / 06 15 46 21 49

25.02.2011

Chanson snack : Homme d'or (Litle lidl)

Chanson snack : Pour faire une apéro chanson, il faut : des bières, des chips, garage band (et le mac qui va avec) et une à deux personnes. Mélanger le tout pendant environ deux heures.


podcast


Chant : Cécile B et djuls / musique : djuls 

Chanson snack : Lissioran

Chanson snack : Pour faire une apéro chanson, il faut : des bières, des chips, garage band (et le mac qui va avec) et une à deux personnes. Mélanger le tout pendant environ deux heures.



podcast

Chant : Lissia et djuls / musique : djuls

Chanson snack : Naomi

Chanson snack : Pour faire une apéro chanson, il faut : des bières, des chips, garage band (et le mac qui va avec) et une à deux personnes. Mélanger le tout pendant environ deux heures.


podcast


Chant et musique : djuls

Chanson snack : Brooke

Chanson snack : Pour faire une apéro chanson, il faut : des bières, des chips, garage band (et le mac qui va avec) et une à deux personnes. Mélanger le tout pendant environ deux heures.


podcast
Chant : Cécile B et djuls / Musique : djuls

Chanson snack : Angelina

Chanson snack : Pour faire une apéro chanson, il faut : des bières, des chips, garage band (et le mac qui va avec) et une à deux personnes. Mélanger le tout pendant environ deux heures.

podcast

Chant : Cécile B et djuls / Musique : djuls